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Pourquoi se référer à cette vielle fable connue de tous, "Le lièvre est la tortue" ? Pour moi, c'est capital tant je m'identifie au personnage de la tortue. Remarquons, en premier lieu, que la tortue, contrairement au lièvre, achève et gagne la course. Voilà toute ma vie ! Un effort constant, régulier, et si j'avance avec lenteur, j'atteins, comme la tortue de la Fontaine, la ligne d'arrivé, et ce malgré (ou grâce ?) à mon handicap qui me pousse à me surpasser sans cesse, bien d'avantage que ceux qui, comme le lièvre, se reposent sur de prétendus acquis.

Autiste au cœur de la société, mais en décalage radical avec elle, Vincent-Thomas Barrouillet est capable d’un pas de côté donnant à ses œuvres et à son travail un éclat singulier. Son investissement dans la recherche scientifique se donne comme objet la prévention de la schizophrénie au travers de l’étude du langage des personnes qui en sont atteinte. Il s’inscrit à ce titre dans un programme de recherche visant à mieux comprendre les interactions entre langage, cognition et troubles mentaux. Cette recherche est axée sur la problématique « santé & numérique », et il développe des outils informatisés d’aide au diagnostic précoce, afin que les personnes ne tombent pas malade. L’enjeu est de taille lorsqu’on sait qu’un schizophrène sur cinq meurt par suicide. Mais réduire la personnalité de Vincent-Thomas Barrouillet à la recherche scientifique serait omettre son intense activité d’écriture, tant en prose qu’en vers, où il s’affirme comme chansonnier expérimenté. Sa foi inébranlable, mais jamais moralisatrice, est le fil conducteur de ces activités. « Ceux qui crient sur les toits » est un projet musical regroupant à ce jour un large panel de chansons confessionnelles qui déclinent les facettes de sa spiritualité. D’une façon beaucoup plus confidentielle, dans le projet « Attrition », l’auteur parle de sa vision de l’enfer, exorcisant par-là même ses propres démons. Enfin, au sein d’un très vaste corpus de textes, souvent versifiés, on trouvera plusieurs opus notoires, comme ses « Litanies et autres coquetteries dévotes », ou encore son œuvre phare : « La quête de l’étoile ». Autiste militant pour une société plus inclusive, Vincent-Thomas Barrouillet se fait aussi le porte-voix du « cordon tournesol », qui est encore peu connu en France. Il s’agit d’un tour de coup symbolisant les handicaps invisibles, et les manifestant au monde par la même occasion. Sa conviction est que le port du « cordon tournesol » rend visible, et donc pensable et acceptable, l’immense gamme des handicaps invisibles auparavant stigmatisés car impensables. Grâce au « cordon tournesol », les handicaps invisibles pourrait être pris en charge par chacun d’entre nous au même titre et que les handicaps visibles.

© Tous droits réservés 2006-2025 -- Vincent-Thomas Barrouillet

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